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08/09/2011

Les chevaux de Przewalski : biodiversité en zoos troubles

 

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Près du hameau de Villaret un troupeau de chevaux de Przewalski

Sur le Causse Méjean, dans des paysages dignes des steppes de Mongolie, grâce à l’action de l’association TAKH, des troupeaux de chevaux de Przewalski se reconstituent petit à petit, avant d’être réintroduits dans leur région d’origine. Les zoos qui contribuèrent, à la fin du dix-neuvième siècle et au début du vingtième siècle à leur extinction, ont joué, bien inconsciemment, un rôle de réserve de biodiversité. 


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Doline et collines sur le Causse Méjean

Lignes épurées des dolines tranchant sur des collines de steppes, étendues de rochers déchiquetées du chaos de Nîmes-le-Vieux, corniches ouvrant sur des gorges vertigineuses :  le Causse Méjean, dont une partie appartient au parc des Cévennes (classé au patrimoine mondial), a sans conteste le pouvoir de dépayser … et plus encore !

 

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Le chaos de Nîmes-le-Vieux, résulte de la dissolution
de la dolomie sous l'effet  des éléments

Au hameau du Villaret, au centre du Causse, les paysages sont, semble t-il, très similaires à ceux de Mongolie. Après vous être laissé aller à rêver en contemplant leur beauté, vous pourrez aussi remonter le temps en admirant la robe fauve des chevaux de Przewalski en tout points ressemblants à ceux peints sur les murs de la Grotte de Lascaux.

 

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Les chevaux de Przewalski (vidéo)

Ce cheval (famille des équidés) découvert en 1879 par le Colonel Nicolaï Przewalski lors d'une expédition en Mongolie (la Dzoungarie), jamais domestiqué, excita, à l'époque, la convoitise des zoos, qui n'hésitèrent pas à sacrifier un troupeau pour capturer un specimen (source : association Takh). Soumis à cette pression, à différentes formes de compétition avec les troupeaux domestiques et,, sans doute, à des hivers rigoureux (même si les petits chevaux sont réputés pour leur courage dans le mauvais temps), l'espèce à l'état sauvage s'est éteinte aux alentours de 1970. 

En 1990, l'association  Takh, du nom donné à ce cheval en Mongolie, est fondée et entreprend de reconstituer un troupeau de chevaux de Przewalski en France, à partir de spécimens « conservés » dans les zoos. Le but est de les réintroduire dans leur pays d'origine. L'association choisit de s'installer au hameau du Villaret. En 2004, un premier troupeau a été réimplanté dans l'ouest de la Mongolie (Khomin Tal) et commence à régénérer une population sauvage.




Bien d'autres espèces n'auront pas eu la chance (toute relative) de ce petit cheval, et peuplent désormais la salle des espèces menacées et disparues de la grande galerie de l'évolution du Museum National d'Histoire Naturelle (Paris). Devrons-nous un jour reconstituer les troupeaux d'éléphants d'Afrique à partir de ceux qui tournent en rond dans les zoos ? Quels zoos de Mongolie ou d'Afrique, quelle arche de Noé, nous pemettront-ils de reconstituer notre propre biodiversité ?

L’histoire emblématique des chevaux de Przewlaski ne doit pas nous faire oublier que nous vivons aujourd’hui une période de dégradation très rapide de la biodiversité « ordinaire », quil n’a pas été possible de stopper par manque d’une réelle volonté politique au niveau national et international.

Planetimago, 01/09/2011

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